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Le commerce de l’eau virtuelle : du concept à la politique

Lysiane Roch et Corinne Gendron
p. 273-284
Texte intégral disponible le 01 juin 2009.

Résumé

Alors qu’un nombre grandissant de pays fait face à un problème de pénurie d’eau, de nouveaux moyens d’augmenter l’offre ou de réduire la demande tendent à émerger. C’est ainsi qu’on a pu remarquer que dans certaines régions, les importations alimentaires augmentent au fur et à mesure que les ressources en eau s’épuisent. De ce constat est né le concept d’eau virtuelle, qui cherche à rendre compte du rôle que joue le commerce international dans un contexte de pénurie d’eau. L’eau virtuelle peut se définir comme l’eau qu’a nécessitée la production d’un bien. Lorsqu’un pays importe ce bien, des denrées agricoles par exemple, il n’a pas à utiliser l’eau qui aurait été nécessaire à sa production. Sachant que les ressources en eau sont très inégale-ment réparties sur la planète et que l’agriculture est le plus grand consommateur mondial d’eau, peut-on considérer le commerce de l’eau virtuelle comme un moyen potentiellement efficace de diminuer les pénuries et leurs consé-quences ? Notre analyse montre plutôt que, non seulement le commerce de l’eau virtuelle constitue une stratégie présentement peu appliquée, mais que son potentiel face aux défis de la rareté de l’eau est très faible lorsqu’on considère le contexte politico-économi-que dans lequel il prend place.

As a growing number of countries are facing water scarcity, new strategies which try to increase supply or to reduce demand are emerging. Thus, it is noted that in some regions, food imports are increasing as water reserves decrease. From this observation the concept of virtual water was introduced, which tries to demonstrate the role played by international trade in a water scarcity context. Virtual water can be defined as the water necessary to produce a good. When a country imports this good, agricultural produce for example, it does not have to use the water needed for its production. Knowing that water resources are unevenly distributed and that agriculture is the world’s greatest water user, can we consider virtual water trade as a potentially efficient means to reduce scarcity and its consequences ? Our analysis shows rather that not only is virtual water trade a seldom applied strategy, but that its potential to provide a better response to basic human and ecosystem needs is very low when considering the political and economic contexts in which it takes place.

Pour citer cet article

Référence électronique

Lysiane Roch et Corinne Gendron, « Le commerce de l’eau virtuelle : du concept à la politique », Géocarrefour, vol. 80/4, 2005, [En ligne], mis en ligne le 01 juin 2009. URL : http://geocarrefour.revues.org/index1259.html. Consulté le 07 octobre 2008.

Auteurs

Lysiane Roch

Assistante-chercheure à la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable
École des sciences de la gestion
Université du Québec à Montréal
Case postale 8888, succursale Centre-Ville
Montréal (Québec) Canada H3C 3P8
Téléphone : 514.987.3000 #4183
Télécopieur : 514.987.3372
Courriel : roch.lysiane@courrier.uqam.ca
Site web : www.crsdd.uqam.ca

Corinne Gendron

Titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable
Professeure au département d’organisation et ressources humaines
École des sciences de la gestion
Université du Québec à Montréal
Case postale 8888, succursale Centre-Ville
Montréal (Québec) Canada H3C 3P8
Téléphone : 514.987.3000 #1400
Télécopieur : 514.987.3372
Courriel : gendron.corinne@uqam.ca
Site web : www.crsdd.uqam.ca

Droits d'auteur

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